Chaque année, la fondation profite de l’arrivée de la première neige pour lancer un appel de candidatures pour ses Prix André Lemieux et François Castonguay ainsi que sa Bourse d’excellence Desjardins. Les récompenses sont remises au mois de mai.

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Bourse Desjardins

Décernée chaque année grâce à Desjardins, partenaire de longue date de la fondation, cette bourse de 5 000 $ est remise à un jeune intervenant ou chercheur ayant mis sur pied un projet qui a eu des retombées significatives pour la clientèle de l’institut.

Récipiendaires de 2016

Cette année, la bourse a été décernée à Isabelle Moretti, infirmière clinicienne, et à Katheuryne Grefford, technicienne en travail social, pour la création du projet les Entendeurs de voix. Développé en collaboration avec la ressource communautaire l’Alternative, cette initiative permet à toutes les personnes qui entendent des voix d’avoir accès aux services des intervenants sans avoir à s’inscrire de façon formelle dans les cliniques de l’institut.

Les réunions de groupe permettent aux participants d’avoir accès à un lieu ouvert où ils peuvent se confier et parler avec des gens qui sont aux prises avec des problèmes similaires. La participation à cette activité procure de nombreux bienfaits. Les membres apprennent à mieux gérer leurs émotions, à se créer un réseau social et à briser leur isolement en sachant qu’ils ne sont pas seuls et que d’autres vivent des situations semblables à la leur. De plus, les outils et les exercices qui leur sont fournis lors des séances leur permettent de réduire le stress au quotidien et de mieux comprendre leurs voix.

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Prix André Lemieux

Ce prix, qui peut atteindre 5 000 $ et qui a été nommé en l’honneur de l’ancien directeur général de l’institut, récompense un employé ayant contribué de façon exceptionnelle au rayonnement et au développement de l’institut. Cette année, le récipiendaire recevra une bourse qui lui permettra de s’inscrire et de participer à un colloque, un congrès ou une formation afin de favoriser son développement personnel et professionnel.

Récipiendaire de 2016

Cette année, le prix revient à M. Luc Legris pour son engagement hors du commun dans la cause de la santé mentale.

M. Legris s’est joint à l’institut en 2005 comme conseiller clinique et a multiplié depuis les réalisations. Il a piloté plusieurs projets novateurs, notamment la mise en place d’une structure de soutien clinique, la mise sur pied du groupe « Reprendre pouvoir », la création de la fonction pair-aidant et l’élaboration du cadre de référence sur la réadaptation psychosociale. M. Legris est également cofondateur du projet de partenariat « IUSMM-St-Camille au Bénin » et co-auteur du livre Créer des liens pour briser des chaines.

Tous ces accomplissements démontrent que M. Legris est un acteur d’influence qui contribue de façon mémorable au rayonnement de la cause de la santé mentale. Ce bref survol de son impressionnant parcours professionnel prouve à quel point le rétablissement des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale lui tient à cœur. La réussite des projets dans lesquels M. Legris s’investit traduit son engagement sincère autant auprès de la clientèle et de l’institut.

Prix François Castonguay

Ce prix, qui témoigne de la reconnaissance de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de sa fondation envers M. François Castonguay, président du conseil d’administration de la fondation, souligne le cheminement exceptionnel d’un patient de l’institut vers sa pleine citoyenneté et la prise en charge de sa vie.

Octroyé tous les ans à un ou plusieurs patients, le prix François Castonguay est assorti d’un certificat de reconnaissance et d’une bourse dont la valeur peut aller jusqu’à 5 000 $.

Récipiendaires de 2018

Cette année, la fondation est fière de décerner les prix 2018 à M. Éryc Comtois et Mme Ingrid Larochelle afin de souligner leurs efforts continus et de les soutenir dans leurs projets de vie respectifs. 

Un retour aux études réussi 

Le parcours de Mme Larochelle est empli de résilience et de détermination. Celle-ci a démontré une grande volonté de s’en sortir tout au long de son parcours vers le rétablissement et a accepté d’apporter des changements significatifs à ses habitudes de vie qui ont été à l’origine de sa réhabilitation. 

Aux prises avec des problèmes de dépendances depuis quelques années, Mme Larochelle s’est investie dans des activités de loisirs saines et constructives grâce auxquelles elle est devenue plus responsable de sa personne. 

Pendant son passage à l’Institut, elle a elle-même décidé d’entamer un retour sur les bancs d’école, en commençant par compléter ses mathématiques par correspondance. Suite à la réussite de ce cours, elle a entamé un diplôme d’études professionnelles en secrétariat de soir tout en maintenant son implication dans ses activités à l’hôpital. 

Elle a donc suivi sa formation plusieurs soirées par semaine, ce qui témoigne d’une motivation et d’une ténacité remarquables. Mme Larochelle terminera son programme au mois de décembre de cette année et fera son entrée au cégep en janvier 2019 puisqu’elle souhaite poursuivre son cheminement professionnel qui lui permettra de s’épanouir pleinement. 

Désormais autonome et bien installée dans son nouvel appartement, on peut dire que Mme Larochelle en a fait du chemin, ce que confirme son intervenante, Mme Louise Chèvrefils : « Nous avons vu une grande transformation s’opérer chez cette dame, particulièrement au niveau de son estime d’elle-même. Nous l’avons observé prendre confiance en elle et faire de nombreux acquis face à sa maladie et ses symptômes. »

Réaliser son rêve de devenir ramoneur

Depuis son séjour d’un peu plus d’un an à l’unité de traitement et de réadaptation intensive de l’IUSMM, M. Comtois a fait beaucoup de chemin dans le cadre de sa réadaptation. Au début de son séjour, son trouble de santé mentale l’empêchait d’aller de l’avant et d’accepter l’aide qui lui était offerte, certain qu’il y avait un complot contre lui.

Mais, peu à peu, il s’est impliqué dans les activités proposées telles que les ateliers de cuisine, le groupe de nutrition et les classes de musique ce qui lui a permis de reprendre confiance en lui, d’acquérir de nouveaux apprentissages et, surtout, de contrôler son sentiment de paranoïa. 

Aujourd’hui, M. Comtois est en mesure d’assurer une plus grande autonomie et de s’intégrer à la société. Il habite désormais en appartement autonome et occupe un emploi à temps partiel qu’il maintient depuis quelques mois. 

Dr Pierre Landry, qui a assuré son suivi clinique tout au long de son séjour, a été en mesure d’apprécier les pas de géants effectués par celui-ci : « J’ai été témoin d’une transformation graduelle dans sa façon d’être et son désir de se prendre en main qui lui ont permis d’apporter des changements significatifs dans ses habitudes de vie. »

M. Comtois est aujourd’hui optimiste face à l’avenir et se dit prêt à relever les défis qui se présenteront à lui. En effet, une grosse étape l’attend, car il entreprendra sous peu un cours de formation professionnelle afin de devenir ramoneur, un projet qu’il chérit depuis plusieurs années et qu’il pourra finalement réaliser. 

La FIUSMM félicite ses deux récipiendaires et leur offre ses meilleurs vœux de santé et de succès pour l’avenir.

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